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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 21:38

http://www.parti-udi.fr/images/logo_udi.png

 

Dans mon premier article de ce blog(Le centrisme depuis Bayrou), je regrettais fortement l'éclatement de la famille centriste à cause du jusqu'au boutisme de Bayrou. La situation a changé. Non seulement Bayrou a fait la preuve de son impasse, mais surtout il y a maintenant un rassemblement des différents courants centristes (démocrates-chrétiens, radicaux, ...) dans un parti : l'UDI.

Vous pouvez trouver que ça fait publicité, partisan ou je ne sais quoi. Moi je veux juste vous faire partager ma joie de voir que le centrisme peut exister politiquement, et peser.

Bien sûr, il serait préférable que toutes les mouvances de la droite et du centre soient réunies dans un même parti. Mais si ça se fait en étouffant le centrisme et en privilégiant une ligne ultra droitière, alors il vaut mieux que le centrisme existe séparément.

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 16:34

La France découvre le mécanisme des primaires, importé des États-Unis et qui s'impose progressivement comme une évidence.

 

Cette innovation est à double tranchant.

 

Démocratisation : Pour les partis, les primaires sont l'occasion d'un élargissement de leur base militante quand ce sont des primaires ouvertes à tous les électeurs, ou à ceux qui acceptent de signer une charte de valeurs. C'est ce que le PS s'apprête à organiser. A l'heure d'internet, des blogues, forums et vidéos, les structures des partis pourraient sembler vite sclérosées et fermées si elles ne changeaient pas leurs méthodes. L'enjeu est ni plus ni moins de coller à la population qui s'exprime beaucoup plus largement et directement qu'à l'époque de la presse écrite. Les primaires permettent de faire participer la population à l'un des enjeux les plus importants : La désignation des candidats aux élections.

Le revers de la médaille, c'est la perte de pouvoir des partis. Les investitures sont une de leurs principales prérogatives. Si cette désignation leur échappe, comme pour le PS en 2006 avec Ségolène Royal, ils se retrouvent à devoir soutenir un candidat qui n'était pas leur préféré. Pour 2012, il semble que le PS ait décidé de contourner l'obstacle par un accord préalable entre les principaux candidats. Cet artifice permet de garder l'illusion de la désignation démocratique alors que la décision importante, le choix du "gros" candidat aux primaires, échappe aux électeurs.

 

Légitimité : Un objectif des primaires est de légitimer la désignation des candidats. La décision ne venant plus d'en haut, elle n'est plus contestable par la base.

Le problème, c'est si la campagne des primaires structure le parti en deux camps qui s'opposent à un tel point qu'ils ne  peuvent plus ensuite se rassembler derrière le vainqueur.

 

Personnalisation : La démocratisation semble être l'effet principal recherché par les partis de gauche. Mais les partis de droite y voient un autre avantage : la personnalisation. Un candidat désigné par un parti est le candidat d'un parti. Alors qu'un candidat désigné par primaire est plus indépendant de son parti. Sa légitimité ne vient pas des arcanes obscures des partis. Sa personnalité est plus importante que son étiquette.

Ce phénomène, en tous cas dans un premier temps, risque de favoriser la droite face à la gauche. Les hommes politiques de droite s'affichent clairement ambitieux, voulant surpasser leurs concurrents. Les politiques de gauche sont censés être plus collectifs. La gauche a moins la culture du chef, ce qui la handicape déjà régulièrement aux élections présidentielles depuis la Ve République. Les primaires risquent d'amplifier ce handicap de la gauche.

 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 23:18
Logo-PS.jpgmartine-aubry.jpg
Cette semaine est arrivé un petit événement dont je veux souligner l'importance : Le changement de Martine Aubry sur la question de l'âge de départ à la retraite. Comme première secrétaire du PS, quand elle se prononce en envisageant un report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 61 ou 62 ans, elle engage son parti. Et on se souvient bien qu'en 2003, lors de la dernière grande réforme des retraites, le PS tenait mordicus à ces 60 ans. Il était même contre l'allongement des durées de cotisation.
Autant j'avais écrit qu'on pouvait s'attendre à un renouveau du PS sous la houlette de Martine Aubry ( Le PS en reconstruction ? ), autant je ne m'attendais pas à une ouverture au centre de la part de la dame des 35 heures. Mais peut-être avait-elle à se positionner face au très centriste Strauss-Kahn et à Hollande le modéré...
Ce qui me semble majeur comme changement, ça va plus loin que ce regain de réalisme face au problème des retraites. Cette prise de position, c'est un exemple typique de triangulation. Un politique qui prend position contre la position traditionnelle de son camp et pour ce que défend généralement le camp d'en face. C'est à la fois un moyen d'élargir son assiette politique et de conquérir des électeurs qui auraient été réticents, un moyen de montrer son ouverture d'esprit en reconnaissant qu'une proposition, même si elle vient de ses adversaires, elle peut être bonne.
On a vu ce phénomène fonctionner avec Nicolas Sarkozy (par exemple sur l'écologie), mais aussi avec Ségolène Royal et bien sûr avec d'illustres dirigeants occidentaux comme Tony Blair. Dans l'art et la manière de faire la triangulation, il y a bien sûr le choix du thème qui doit être un sujet où l'opinion est plutôt favorable à la proposition du camp adverse, la proposition qu'on reprend à son compte. Dans le cas qui nous occupe, les Français ont bien compris que si on voulait conserver le système de retraites par répartition auquel ils tiennent, il fallait le réformer et que le moins dolore était de prendre sa retraite un peu plus tard. Comme dans tous les pays occidentaux.
La triangulation, c'est pour moi une des marques de modernisation de la politique. Il y en a marre de cet affrontement entre deux blocs où pour les politiciens tout ce qui vient de son parti doit forcément être défendu et tout ce qui vient de l'autre camp taillé en pièces. Les choses sont moins simples que ça, et les électeurs le savent très bien. Un proverbe dit qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Martine, tu te grandis en quittant un carcan idéologique pour plus de réalisme.
Dans le cas du parti socialiste, ce n'est pas une simple tactique électorale. C'est un peu de culture de gouvernement. On était habitués à ce que le PS soit réaliste, peut-être même pas assez socialiste dans certains cas, quand il est au pouvoir, mais dès qu'il était dans l'opposition il retournait à un schéma plus ultra. J'ai toujours pensé que c'était un des gros points faibles du PS. Un problème de crédibilité. Le retour à un peu de culture de gouvernement en période d'opposition, c'est un changement majeur de stratégie au PS.

Sur le même sujet :
Les idéologies, danger de la Démocratie
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 22:58
Alors que le vote de la semaine dernière devait clarifier les positions en évaluant le poids de chacun, je trouve qu'on s'y retrouve encore moins aujourd'hui.
On s'attendait à voir 3 motions se détacher, et on se retrouve avec quatre motions importantes. Aucune ne s'est détachée franchement des autres. La motion de Ségolène Royal, avec 29 %, arrive en tête, mais n'oublions pas qu'elle n'est même pas la première signataire de cette motion. C'est en fait la motion de la ligne claire, c'est-à-dire des fédérations départementales les plus importantes.
Je crois que c'est ce qui pouvait arriver de pire pour l'unité du PS. Parce que les votes se sont émiettés sur 4 motions principales, mais aussi parce que Royal est certainement celle qui suscite le plus de passions et de divisions, entre ceux qui l'admirent éperdument et tous ceux que le "tout sauf Ségolène" pourrait fédérer.
Même l'alliance entre Delanoë et Aubry ne semble pas simple à faire. Pourtant, qu'est-ce qui les différencie idéologiquement ? Hamon est plus à gauche et Royal est plus au centre (en fait, à droite sur les questions de société et à gauche sur le reste).
Le PS a absolument besoin de clarifier sa position sur deux points : Sa relation à l'économie de marché,et au capitalisme, qu'il accepte tout en ne l'assumant pas clairement ; et sa relation à l'extrême-gauche. Le PS ne se démarque pas franchement de l'extrême-gauche, qui en France passe toujours pour sympathique. Résultat, il peut sembler à la remorque de ces mouvements politiques contestataires. Or, l'extrême-gauche ne veut pas gouverner. L'alliance ou même la sympathie pour l'extrême-gauche ne peut donc rien apporter au PS !
Le PS me rappelle la droite il y a 10-15 ans. Elle ne s'assumait pas de droite, ne parlait pas de sécurité ni de'immigration pour ne pas sembler extrémiste. Quand elle parlait d'économie ou de social, elle cherchait toujours à ne pas passer pour libérale. Ces crispations idéologiques engendraient une impuissance et une incapacité à conserver le pouvoir. Aujourd'hui, on voit ce même genre de crispations idéologiques au PS.
Nous verrons bien ce qui sortira du congrès de Reims. Depuis 10 ans, il ne sort rien des congrès du PS parce qu'Hollande a toujours cherché la synthèse entre tous les courants. Aujourd'hui, cette période semble révolue. Mais seront-ils capables de s'entendre, et sur quel contenu ?
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