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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 21:23

Il est une idéologie dangereuse, et détestable parce qu'au lieu de favoriser une solution elle pénalise la solution la plus employée, et par les gens modestes. Je vous parle de l'idéologie anti-voitures, qu'on voit fleurir dans les grandes villes.

Aujourd'hui nous devons favoriser les transports les moins polluant. Ca veut dire développer les transports en commun, surtout électriques comme le train. Favoriser les déplacements à vélo, et bien d'autres solutions. Vous noterez que j'ai parlé de favoriser les bonnes solutions. Or, on voit beaucoup de collectivités chercher à pénaliser les automobilistes par principe. Et sans que ça favorise forcément les autres moyens de transport.

Les exemples sont nombreux : Ca se traduit par le réaménagement de grands boulevards en supprimant les voies de circulation des voitures pour faire des trottoirs larges de presque 10 mètres. Eh oui, ça existe. Demandez à Delanoë ! Ou alors placer des aménagements urbains conçus pour supprimer des places de stationnement. A Paris, cette logique est clairement clientéliste et électoraliste : Les Parisiens sont nombreux à ne pas avoir de voiture, alors que les banlieusards sont nombreux à avoir besoin de traverser Paris en voiture parce que les transports en commun sont moins bons chez eux. On favorise donc les bobos, base de l'électorat delanoiste, en sanctionnant les banlieusards plus pauvres.

La preuve qu'on a cherché à gêner les automobilistes plutôt que de favoriser les transports verts, c'est que dès le début de son premier mandat la municipalité a créé des couloirs de bus, tellement larges que les taxis cherchent à y doubler les bus, dans tous les axes importants. On a ainsi créé des kilomètres de bouchons... et la pollution associée. Mais ce n'est que maintenant qu'ils ont décidé d'aménager les quais de la Seine pour y faire de la place aux vélos. Moi qui suis cycliste et qui fais entre 20 et 25 km à vélo dans Paris, je sais bien que les quais sont ce qu'il y a de plus adapté aux vélos. Parce qu'ils sont agréables et présentent un paysage plaisant, mais surtout parce que le long de la Seine, il n'y a pas de pente ! Si la priorité avait été de favoriser le vélo, on aurait commencé par ça. Mais on a choisi de sanctionner les automobilistes.

Dans mon département, cette idéologie anti-voitures se traduit par une situation inouïe. Dans deux ans le tramway arrivera à Bezons. Direct de La Défense à Bezons. C'est très bien ! Le problème, c'est pour aller au tramway. La région, chef d'orchestre, et la commune ont refusé de construire le moindre parking à ce terminus important. On est sensés aller au tramway en bus. Mais la route est déjà engorgée, et les bus sont horriblement lents ! Bezons est un point de passage très important, et un pont de franchissement de la Seine. Alors que le tramway arrivera en 2012, la solution est, tenez-vous bien, d'élargir à 24 mètres une route qui coupe déjà de part en part de nombreuses villes. Non seulement on va casser ces villes, mais en plus cette "solution" n'arrivera pas avant 10 ans. D'ici là, comment font les usagers ?

 

Pour faire court, je suis tout à fait favorable au développement des transports en commun, à celui des véhicules hybrides et électriques, au vélo. Mais pénaliser un mode de transport parce qu'il a été trop favorisé auparavant, c'est juste absurde.

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Published by Patrick Joly - dans Écologie
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:33
éoliennesAu moment où tout le monde s'accorde sur la nécessité de diminuer les émissions de gaz carbonique, il me semble plus que jamais nécessaire d'évaluer l'utilité des éoliennes. Bien sûr que nous devons développer la production d'électricité par des énergies renouvelables (le nucléaire n'émet pas de CO2, mais n'est pas une énergie renouvelable). Mais autant le faire intelligemment, et donc ne pas considérer comme un progrès tout ce qui est renouvelable sans l'évaluer avec des critères économiques, écologiques et techniques.
Sur le plan économique, les éoliennes sont peu rentables (renatbilité à 22 %) alors qu'elles sont très largement subventionnées. Les coûts de maintenance sont considérables, et les éoliennes produisent très peu. L'Allemagne a développé cette énergie à son maximum, mais l'éolien n'atteint que 5 %  de l'électricité produise. L'Allemagne continue à avoir 25 % d'électricité d'origine nucléaire, et ce taux ne va pas baisser. La vérité, c'est qu'il faut 2 100 éoliennes pour produire autant qu'un coeur nucléaire ! Pour qu'une éolienne produise à son maximum (2 000 heures par an, à peine un quart du temps), elle doit avoir certaines conditions très particulières de vent. Le vent ne doit être ni trop faible, ni trop fort.
Sur le plan écologique, les éoliennes sont aussi contestées. Beaucoup n'aiment pas leur esthétique, mais je n'en fais pas partie. Je trouve ces grands phares blancs coiffés de triples pales très élégants. Rien à voir avec les pylones électriques des lignes à très haute tension, qui défigurent les paysages et nécessitent de tailler des coulées dans les forêts. Par contre, les éoliennes sont aussi accusées de produire des nuisances sonores gênantes en pleine nature, et de nécessiter d'immenses blocs de béton à leur base. Il serait intéressant de comparer le bilan carbone de la construction d'une centrale nucléaire avec celui de 2 100 éoliennes...
Sur le plan technique, la production électrique des éoliennes est très difficile à intégrer. Parce que les électriciens doivent en permanence mettre en adéquation la production avec la consommation, et que la production éolienne fluctue très vite. Et en plus, ces fluctuations ne sont pas prévues. Ces perturbations dans la production ne peuvent pas être lissées en temps réel parce que l'électricité ne se stocke pas, ou très difficilement et pas en grande quantité. On a même eu des coupures de courant de très grande ampleur en 2003, qui se sont propagées d'un pays à l'autre en partant de... L'Allemagne.
Au final, j'ai peur qu'on se précipite dans cette voie (la France a pour objectif de rattraper l'Allemagne sur l'éolien) alors que ce n'est pas la bonne solution.
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Published by Patrick Joly - dans Écologie
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 23:21
Les écologistes de droite et ceux de gauche ne sont pas d'accord sur tout. La différence se fait peu sur le terrain idéologique (cf. ce que je pense des idéologies : Les idéologies, danger de la Démocratie ). Les Verts ne cherchent pas à mettre en avant la décroissance. La différence se fait sur des thèmes concrets comme le nucléaire. La droite écologiste est d'accord avec le PS et contre les Verts. Cette technologie est la seule qui permette de produire massivement de l'électricité sans émettre de CO2. Les énergies renouvelables sont à développer, bien sûr. Mais aucun pays au monde ne produit toute son électricité par ces énergies renouvelables. Les pays qui sont sortis du nucléaire l'ont remplacé par des centrales thermiques qui brûlent soit du gaz, soit du pétrole, soit carrément du charbon. Inutile de vous parler de l'impact écologique de telles usines.
L'éolien, tout d'abord, produit une électricité aléatoire dépendant des conditions climatiques, et tellement peu régulière qu'elle en est dangereuse pour le réseau électrique si elle représente une part importante de l'électricité. Les pannes électriques gigantesques de l'année dernière et qui venaient d'Europe du Nord étaient imputables à l'électricité d'origine élienne. Ainsi, même si on arrivait à la produire à bas coût, ce qui est loin d'être le cas, ça devrait rester une part marginale de la production d'électricité.
Le solaire est très prometteur. Il permet de produire un peu moins cher, et surtout pour un coût d'entretien très inférieur. Mais aujourd'hui, personne ne produirait d'électricité d'origine solaire sans les considérables aides d'Etat. Le solaire dépend aussi des conditions climatiques, et c'est au moment où il y a le plus besoin d'électricité, la nuit et l'hiver, qu'il y a le moins de soleil.
La géothermie est encore moins développée. Elle nécessite des investissements importants, pour l'instant peu rentables.
Les énergies renouvelables doivent être développées. A l'avenir elles prendront de plus en plus de place. Mais elles sont loin de pouvoir concurrencer le nucléaire. Espérons que d'ici là le nucléaire se sera encore améliorer pour produire encore moins de déchets, puis pour ne plus en produire du tout.
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Published by Patrick Joly - dans Écologie
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 22:26
Paysage à Cormeilles en Parisis
En politique, l'écologie est une tendance récente qui date des années 70, et qui majoritairement était marquée à gauche (cf. Écologie politique en France sur Wikipedia). Cette idéologie, profondément marquée par la révolution sociale de mai 68 et par l'esprit libertaire des années 70, visait à retrouver une certaine authenticité et une proximité de la nature, et voyait la décroissance comme un moyen de préserver l'environnement qui permettait de lutter contre le système productiviste.
Les mouvements écologistes se trouvent représentés en politique par les Verts, les autres partis n'ayant pas réussi à percer. C'est un parti de gauche, héritier de la tendance libertaire que je décrivais, et traditionnellement allié à la gauche de gouvernement.

Force est de dire que les écologistes avaient raison : L'environnement est une problématique essentielle, qu'on doit prendre en compte au plus haut niveau. La société française en a pris conscience dans son ensemble, et la classe politique aussi. Sur ce sujet-là, elle n'est pas en retard sur la société. La droite aussi a décidé de ne pas laisser ce sujet-là aux Verts.
Sous l'impulsion du moderniste Sarkozy on a vu se créer un véritable ministère de l'écologie, dont dépendent les sujets à fort impact écologique que sont les transports et l'énergie. Des ministres de droite comme Juppé ou Borloo affichent clairement leurs idées "vertes".
Ce ministère, contrairement au ministère de l'écologie qu'on avait l'habitude de voir, y compris dans les gouvernements PS-Verts, a une véritable action innovante et volontaire en matière d'écologie : Bonus/malus, éco-PTZ, défiscalisation des travaux d'isolation, taxe carbone, ...

On voit émerger alors ce qu'est une écologie de droite : Avant tout, une action visant à transformer notre industrie, et plus globalement notre économie, par l'innovation écologique. La compétition économique et industrielle est devenue très rude, prenons une longueur d'avance dans l'innovation industrielle vers des technologies plus écologiques. Dans le bâtiment ce sont des technologies d'isolation thermique, des panneaux solaires, des pompes à chaleur. Dans l'automobile des moteurs hybrides et électriques en plus des technologies qui permettent de consommer moins. Dans les services, ce sont les agences de notation écologique des entreprises et les sociétés de conseil spécialisé pour consommer moins d'électricité et émettre moins de CO2.
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