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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 22:00

nicolas-sarkozy.jpgCa peut sembler bizarre que moi, centriste convaincu, je donne un diplôme de centriste à Sarkozy. Je ne suis pas un sarkozyste forcené. Juste quelqu'un qui pense qu'en 2007 c'était le meilleur candidat. Et encore, parce que Bayrou avait trahi son camp et ses propres valeurs.

 

Mais quand on s'arrête et qu'on regarde ce qui a été fait, force est de constater que Sarkozy a réformé tous azimuth, mais à chaque fois en procédant à des compromis. Compromis avec les syndicats pour la réforme des régimes spéciaux de retraite si bien que cette réforme n'a pas rapporté un centime aux caisses déficitaires. Compromis sur le service minimum, sans toucher au droit de grève. Compromis avec les professeurs dans la réforme des universités qui n'a touché ni aux minuscules frais de scolarité ni au principe de non-sélection, puis en virant Darcos qui peinait à convaincre pour sa réforme du lycée. Compromis encore avec les écologistes en instaurant un moratoire sur le maïs OGM de Monsanto. Compromis avec son camp qui ne voulait pas de la taxe carbone. Compromis dans sa politique économique actuelle de "rilance", mi-rigueur mi-relance. Compromis sur la réforme des taxis. Compromis sur le grand emprunt, bien inférieur aux ambitions initiales de Guaino. Compromis dans la réforme des retraites proposée, avec un allongement de seulement deux ans étalés entre 2010 et 2018, et avec un financement mixte, fait d'allongement de la durée de travail et de taxes.

 

On le voit, Sarkozy est tout sauf un idéologue "droit dans ses bottes". Un pragmatique, mais provocateur. C'est en cela qu'il n'est pas centriste. Il aime se présenter comme un volontariste qui va contre l'ordre établi. Il affronte, il provoque. Peu importe le résultat. L'important, pour lui, c'est de montrer qu'il change les choses. Il veut être le réformateur qui aura dégrippé la France. Celui qui aura refusé le statu quo dans lequel ses prédécesseurs s'étaient vautrés. Celui qui aura montré que la France est réformable.

 

Idéologiquement, Sarkozy est de droite.

Sur le plan économique : Peu idéologue, il renforce le rôle de l'état alors qu'on le présentait habituellement comme un libéral. L'important pour lui c'est l'efficacité.

Sur le plan social, il favorise le dialogue avec les syndicats et organisations patronales.

Sur le plan sécuritaire, il est clairement à droite. Ce maire de Neuilly a bouté les prostituées hors des quartiers bourgeois. Il lutte sévèrement contre l'immigration clandestine et incarne la fermeté face à la délinquance.

Sur le plan sociétal, je suis convaincu qu'il est favorable à une ouverture de notre société vers plus de modernité : Droit des homosexuels au mariage, bioéthique, euthanasie, intégration des musulmans, etc... Seulement, pour lui ces sujets passent après l'économie. Je suis convaincu que ce seront des thèmes forts de son 2e quinquennat, si 2e quinquennat il y a.

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Published by Patrick Joly - dans Centrisme
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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 17:10

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Jean-Louis Bourlanges est un homme politique d'expérience, un centriste qui a connu plusieurs époques et qui vient de décider de prendre sa retraite.
Il a dit : "Ma famille politique, "sociale, libérale et européenne", qui a fait pendant vingt ans jeu égal avec le parti chiraquien, gît désormais à terre, tronçonnée en trois morceaux inanimés : entre l'UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l'UDF n'ont le choix qu'entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés. François Bayrou n'est pas le responsable exclusif de cette situation mais il y a contribué. Il chérit sa solitude comme on courtise une voyageuse de nuit et voit dans son exil intérieur la préfiguration providentielle d'un destin hors du commun qui lui vaudra demain le règne, la puissance et la gloire."

C'est ,en résumé, le résultat de l'action de François Bayrou sur le centrisme en France : Avant lui il y avait le parti de Valéry Giscard d'Estaing, l'UDF, qui regroupait plusieurs familles politiques et qui avait toujours été allié avec la droite. Après Bayrou l'UDF est mort. Il en reste aujourd'hui le nouveau centre, le camp de réfugié dont parle Bourlanges, allié à l'UMP mais réduit à sa plus simple expression, il a tout juste un groupe politique à l'assemblée, de grandes difficultés à se financer, et manque d'un réseau d'élus et de citoyens adhérents. Les ralliés, ce sont ceux qui ont refusé le séparatisme de Bayrou et qui ont rejoint l'UMP en création, au moment où Bayrou a commencé sa stratégie d'ultra-indépendantisme. La secte, évidemment c'est le modem, mouvement qui se résume au soutien de Bayrou comme futur candidat à la présidentielle de 2012.

Bayrou a été élu en 2002 sur un  discours et un programme classiques de centre-droit, consensuel. A partir de 2002, il a radicalement changé de discours en passant à une critique systématique de l'action du gouvernement. Tout ça pour préparer sa candidature présidentielle de 2007.
En 2007, il a franchi une nouvelle étape en passant du centre-gauche au centre-droit.

Et il s'étonne que ses alliés le quittent !
En réalité, c'est lui qui a trahi ses électeurs et ses alliés. En changeant de ligne politique, il ne peut pas exiger que tout le monde le suive.




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Published by Patrick.Joly - dans Centrisme
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